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Rollier d'Europe

Le protocole utilisé afin de prospecté les Rolliers a été mis au point par Arocha dans les années 2000 et repose sur la détection des transports de nourriture vers le nid à partir de la fin juin . Une prospection  en un seul passage dans un secteur favorable début juillet, avec des points d’observations espacés de 500 mètres et d’une durée de 10-15 minutes, permet au mieux la détection de 50% de l’effectif nicheur. Avec trois passages durant la période de nourrissage, le protocole permet théoriquement la détection de plus de 90% des couples nicheurs. En effet, si un seul passage est insuffisant pour évaluer la taille d’une population, il permet la détection de l’espèce si une petite population d’au moins deux ou trois couples nicheurs est installée dans le secteur prospecté.

De 2007 à 2009, la prospection de la vallée de l’Aygues (en un seul passage),  de Tulette à Vinsobres, a abouti en 2008 à la découverte d’un petit noyau de population d’au moins deux couples nicheurs dans une allée de platanes. En 2014, cette population vinsobraise est toujours présente : Johannes Smit a compté un minimum de six couples nicheurs sur le linéaire de 750 mètres de platanes, ce qui représente une densité exceptionnelle pour un site situé en limite d’aire de répartition. Le Rollier a aussi colonisé récemment la ripisylve de l’Aygues, en particulier sur Tulette, où l’on détecte (en un seul passage) un couple nicheur certain et au moins trois  couples nicheurs probables. Il niche aussi sur la rive gauche, côté Vaucluse.

En 2007 et 2008, la prospection d’une portion du canal du Moulin sur Rochegude ne permettait pas la détection de l’espèce. En 2014, la même prospection révèle la présence d’au moins deux  couples nicheurs.

Au sud de Colonzelle, le long de l’Aulière, l’espèce est régulièrement observée et a même probablement niché en 2009 (observations de Stéphane Moreno et Philippe Longueval). Un seul passage en 2014 permet de détecter la présence d’un Rollier en période de nidification mais ne débouche pas sur la découverte d’une population nicheuse.

Au nord de Pierrelatte et au sud de Montélimar, un seul passage en 2011 et 2014 sur des secteurs a priori favorables (riches en cavités, ripisylve et allées de platanes) ne permet pas la détection de l’espèce. Si des populations nicheuses s’étaient développées en vallée du Rhône depuis la fin des années 2000, il est probable qu’elles auraient été détectées par des naturalistes locaux.

Le comptage quasi exhaustif du nombre de couples nicheurs entre Tulette, Bouchet et Visan (bassin versant du Lez) montre que le Rollier progresse toujours en 2014 avec quinze couples nicheurs certains (pour seulement dix en 2013) sur 10  kilomètres carrés.

Globalement, il continue sa progression dans le sud de la Drôme depuis le début de sa colonisation en 2005 : l’effectif augmente régulièrement et de nouveaux secteurs sont occupés.

Sa présence semble associée aux zones viticoles et il est fort possible que d’autres noyaux de populations soient à découvrir, en particulier dans l’Enclave des Papes (Vaucluse), mais aussi entre Vinsobres et Nyons.

En 2014, la population drômoise de rolliers est très probablement supérieure à trente couples.

A noter : paradoxalement, l’année 2014 a été catastrophique pour la reproduction à cause d’une période fraîche et humide au moment du nourrissage, réduisant le nombre de jeunes à l’envol à 1 ou 2 (maximum 3) au lieu de 3 ou 4 habituellement.