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Prospections du moineau soulcie

Les objectifs principaux de ces prospections sont de mieux connaître la répartition du moineau soulcie en Drôme et d’avoir une idée de ses effectifs, en espérant donner ainsi une impulsion à la sauvegarde de cette espèce en forte diminution ces dernières décennies.

Pourquoi une prospection du moineau soulcie ?

Chaque année, des prospections de l’espèce sont organisées dans les Baronnies afin de mieux connaître sa répartition et d’avoir une idée de ses effectifs.

La déprise agricole d’après-guerre est certainement l’un des facteurs les plus déterminants de sa raréfaction (tout comme la pie grièche méridionale ou le traquet oreillard), mais le soulcie se maintient ! Il fait partie intégrante de l’avifaune des Baronnies, à l’ouest d’un noyau de population alpin encore prospère…

De par sa présence, il représente en Drôme un écosystème agricole diversifié, souvent pâturé et exempt d’intrants chimiques (ou faibles et localisés). Il semble donc important de se soucier de cet oiseau discret, symbole d’un cortège de passereaux liés aux champs et à une agriculture préservée.

A propos des connaissances sur le moineau soulcie en Drôme, nous ne partons pas de zéro. La petite population du Plateau des Chaux (sur la commune de Gigors et Lozeron) a été particulièrement bien suivie pendant une vingtaine d’années par François Humbert et Sébastien Blache (baguage, pose de nichoirs…). Cette population centrale liée à la vallée de la Drôme et ses affluents (Gervanne, Diois), représente – avec celle des Baronnies – le bastion de l’espèce dans notre département.

La population drômoise rassemble ses effectifs les plus importants de la région Rhône-Alpes et, bien qu’ils se conservent essentiellement dans les zones de relief, il serait intéressant de connaître avec précision les secteurs de plaine où l’espèce se maintient. Entre Rhône et Pré-Alpes, elle est de mention récente en basse-vallée de la Drôme et au sud de la plaine de Valence sur les communes de Chabrillan, Ambonil et jusqu’au confluent avec le Rhône à Loriol. Plus au sud, elle est notée comme nicheur régulier jusqu’en 1994 à Grignan par Georges Olioso puis à nouveau vingt ans plus tard sur cette même commune, ainsi qu’à Montjoyer. Ces petits noyaux d’oiseaux nicheurs sont d’importance car;, comme bon nombre d’espèces, ils agissent en corridor biologique, mettant en lien les populations alpines et celles du Massif Central (Haut-Vivarais et sud Ardèche).

Au-delà du maintien d’une espèce, le moineau soulcie est aussi l’indicateur précieux d’une certaine forme d’agriculture, qui favorise la biodiversité. A l’heure des bassins de monoculture et des paysages dégradés, repérer le moineau soulcie est donc une aubaine !

Comment le repérer ?

De loin, posé sur un fil électrique, on peut confondre le moineau soulcie avec ses proches cousins (notamment la femelle du moineau domestique) ainsi qu’avec le bruant proyer, plus massif. On peut également le repérer à l’ouïe car c’est un oiseau relativement bruyant sur les sites de reproduction, d’un cri grinçant qui n’est pas sans rappeler celui du verdier d’Europe ou du serin cini.

Cavernicole, le moineau soulcie est un anthropophile. Il peut nicher au cœur des villages, dans le vieux bâti en pierre comme dans un hangar métallique ou en bois, pourvu que ces bâtiments lui offrent des cavités et que le milieu alentour lui soit favorable (riche en orthoptères notamment). Il s’installe ainsi en colonies lâches de quelques couples et peut cohabiter avec ses proches cousins, le moineau domestique et le moineau friquet. Au cœur des zones agricoles dépourvues de bâtiments, il est à rechercher dans les cavités creusées par les pics (noyers, peupliers, amandiers et divers arbres fruitiers…) ou, plus rarement, dans les trous creusés par les guêpiers. Les sites de nidification les plus typiques (car sûrement les plus faciles à trouver) restent les supports de fils électriques, où il niche dans des tubes métalliques creux.

Prospections

Deux sorties ont été réalisées au printemps 2015 autour du Moineau soulcie :

  • Les  6 et 7 juin, dans les Baronnies, avec le groupe Jeunes de la LPO Drôme ;
  • Le 3 mai, avec le groupe local LPO Drôme du Nyonsais et l’association Sentouleygues.

En 2021, nos prospections vont se concentrer principalement dans les Baronnies pour un suivi régulier sur la commune d’Arpavon, où vingt nichoirs ont été posés. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez y participer !

Participez à enrichir la connaissance de cette espèce dans notre département : vos observations nous intéressent ! Merci de les saisir sur Faune-Drôme !

Contact

Olivier Lannès