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Appel à financement participatif pour une agriculture vivante

L’agriculture nous est vitale et la biodiversité est vitale pour l’agriculture. Alors, préservons le vivant dans nos campagnes !

Auxiliaires de culture, pollinisateurs, prédateurs, toutes les espèces des milieux agricoles sont en déclin. Aidez la LPO à les faire revenir sur les fermes ! Notre avenir en dépend…

Participez ici !

Comment nous aider ?

Votre don peut restaurer la biodiversité agricole. Comment ?

En finançant des installations qui permettent à la biodiversité de regagner les milieux agricoles, la LPO aide directement les agriculteurs à faire revenir le Vivant dans leurs fermes. C’est pour réaliser ces actions que la LPO AuRA fait appel à votre générosité. Vos dons serviront par exemple à financer les aménagements suivants :

Des agriculteurs engagés nous expliquent comment la LPO les aide à préserver la biodiversité sur leurs parcelles :

https://youtu.be/yz456JA4mUE

Exemples d’actions

 

  • Les haies

Les haies et alignements d’arbres offrent une multitude d’intérêts :

  • Pour la faune sauvage : gîte pour le hérisson, cheminement pour l’hermine et le triton, nectar et abri pour les papillons, nid pour la huppe ou le torcol, perchoir pour la pie-grièche…
  • Pour le bétail : ombrage, abri contre le vent…
  • Pour l’homme : production de fruits et de bois, rétention de l’eau dans le sol, lutte contre l’érosion du sol, stockage du carbone, régulation de l’humidité, création de microclimats…

Mais, depuis les années soixante, de nombreuses haies ont été détruites pour faciliter le passage des engins agricoles afin de permettre aux agriculteurs de travailler plus vite et de cultiver plus de surface.

Dans les secteurs où le bocage peut être restauré, nous recherchons des agriculteurs qui sont intéressés pour replanter des haies ou des alignements d’arbres. Nous les accompagnons avec nos partenaires pour savoir où les installer, choisir les essences d’arbres et arbustes adaptées au terrain et favorables à la biodiversité, faire les commandes, organiser la distribution de plants et participer aux chantiers de plantation.

https://www.youtube.com/watch?v=k3C92Xd1Cww

 

  • Les nichoirs

Que ce soit pour les chouettes, les petits oiseaux, les chauves-souris, et parfois même les insectes, les nichoirs et les gîtes permettent de pallier le manque d’habitats naturels. Les vieux arbres avec des cavités sont abattus pour cause de sécurité ; les bâtiments sont restaurés, les fissures bouchées, les accès aux combles fermés, les portes des granges condamnées… Certains gîtes ou nichoirs sont relativement faciles à construire ou à installer (nichoirs à mésanges, gîtes à chauves-souris), mais d’autres nécessitent des compétences techniques et naturalistes plus poussées pour être vraiment efficaces, notamment les nichoirs pour les chouettes.

Nous installons des nichoirs sur les bâtiments des fermes, dans les vergers, dans les bosquets ou les haies. Ainsi, leurs occupants peuvent de nouveau jouer leur rôle d’auxiliaires de l’agriculture en pollinisant les plantes et en consommant insectes et rongeurs.

 

  • La protection des busards cendrés

Le busard cendré est un oiseau migrateur qui a la particularité de nicher au sol dans les prairies naturelles et les landes. Dans nos paysages agricoles où ces milieux sont devenus rares, il s’installe majoritairement, au début du mois de mai, dans les prairies cultivées et les champs de céréales. Afin d’éviter la destruction des nids lors des fauches ou des moissons et permettre aux oiseaux de mener leur reproduction à son terme, la LPO organise chaque année une grande campagne de repérage et de protection des nichées, en lien avec les agriculteurs concernés. Les scientifiques estiment que si les nichées d’un territoire n’étaient pas protégées, la population de ce secteur disparaitrait en à peine une quinzaine d’années !

D’autres espèces d’oiseaux nichant au sol dans les cultures et les prairies sont très menacées : le tarier des prés, l’œdicnème criard, le vanneau huppé, le courlis cendré, l’outarde canepetière, le râle des genêts…

https://www.youtube.com/watch?v=vwDxvEKTt4Q

 

  • Les mares

Souvent créées par l’homme pour répondre à des besoins d’abreuvement du bétail ou de lutte contre les incendies, les mares ont vu leur nombre diminuer fortement en même temps que disparaissaient ces usages traditionnels. Pourtant, elles accueillent une biodiversité remarquable et constituent notamment un habitat de prédilection pour les libellules et les amphibiens (tritons, crapauds, grenouilles) dont les populations connaissent un fort déclin ces dernières années. Ces espèces sont pourtant très utiles ! Elles participent par exemple à la régulation des populations de moustiques et leur présence est un indicateur d’une eau de bonne qualité. Et les hirondelles, en plus de manger les insectes qui se reproduisent dans la mare, trouvent sur leurs berges la boue qui leur est nécessaire pour construire leurs nids.

https://www.youtube.com/watch?v=uLtC-CtyoXM

Premières espèces observées, quelques semaines seulement après la création de cette mare dans le cadre du Contrat Vert et Bleu du Grand Rovaltain. La mare accueille aujourd’hui de nombreux amphibiens, notamment le triton palmé et le triton alpestre !

 

  • Les diagnostics écologiques

La LPO réalise des inventaires et des diagnostics sur la faune, la flore et les milieux afin de proposer aux agriculteurs des solutions adaptées au contexte écologique local. Réaliser des inventaires des espèces sauvages présentes, faire des préconisations d’actions ou de pratiques pour consolider la présence de certaines espèces ou favoriser leur retour, choisir avec l’agriculteur les actions qui peuvent être mises en place et définir leurs emplacements, les dates d’intervention, les matériaux … Voilà en quoi consiste un diagnostic.

https://www.youtube.com/watch?v=gEP4uzgrqmg&t=6s

La biodiversité en déclin aujourd’hui

Le saviez-vous ?

Les résultats des suivis annuels des populations d’oiseaux montrent une diminution de 15 % depuis 2002 des espèces des milieux agricoles. Parmi celles-ci, les populations ont diminué pour :

  • le coucou gris : – 25 %
  • l’alouette des champs : – 16 %
  • le pipit des arbres : – 55 %
  • le bruant jaune : – 52%
  • le moineau friquet : – 65 %
  • la tourterelle des bois : – 64 %
  • la huppe fasciée : – 27%.

Les hirondelles ont subi également un déclin sans appel :
on estime avoir perdu plus de 40 % des effectifs en trente ans !

Il en va malheureusement de même pour d’autres espèces autrefois communes de nos milieux agricoles : les populations de chouettes (notamment la chevêche d’Athéna et l’effraie des clochers) sont en baisse, et le hérisson d’Europe, allié des agriculteurs car mangeur de limaces et autres insectes amateurs de légumes, subit de plein fouet la fragmentation des milieux et la régression de ses habitats et de ses ressources alimentaires.

Pourtant, il est bien connu que certaines espèces
sont de véritables alliées des agriculteurs !

Pour n’en citer que certaines, les rapaces, comme les chouettes, hiboux, busards, milans, aident les agriculteurs à se débarrasser de certains petits rongeurs qui nuisent à leurs récoltes. Le renard est lui aussi un auxiliaire efficace car c’est un grand chasseur de campagnols.

Des agriculteurs volontaires

Pour enrayer le déclin de la biodiversité et retrouver des paysages propices au développement de la faune et de la flore, la LPO agit directement sur le terrain avec les agriculteurs. Accompagnement individuel, conseils, installation d’aménagements, protection d’espèces menacées… Les projets sont multiples et permettent aux agriculteurs d’évoluer dans leurs pratiques en étant accompagnés par des naturalistes professionnels.

Ce travail collaboratif offre l’opportunité à des agriculteurs de s’engager dans une démarche de préservation de la biodiversité, à l’heure où les consommateurs recherchent de plus en plus des produits responsables et éthiques.

La LPO Auvergne-Rhône-Alpes travaille depuis de nombreuses années aux côtés des agriculteurs pour les accompagner dans leur démarche de prise en compte de la biodiversité. Les salariés et bénévoles de l’association s’impliquent au quotidien dans cette mission, mais ce travail ne peut se faire sans l’investissement et la volonté des agriculteurs.

Nous les accompagnons :

https://www.desterresetdesailes.fr/2020/12/29/emile-et-eric-maraichers-a-bourg-les-valence-dans-la-drome/

https://www.desterresetdesailes.fr/2019/09/24/guillaume-robin-ferme-bessey-un-paysan-dromois-ultra-polyvalent/